Le Shiatsu est une technique de toucher d'origine
japonaise (shi signifie doigts et atsu pression) où
l’on exerce avec les pouces, les doigts et les paumes
des mains des pressions sur la peau humaine pour corriger
des troubles intérieurs, pour favoriser ou garder
la santé et pour soigner des problèmes spécifiques.
Les origines
Le nom shiatsu est apparu au début du XXe siècle.
À la fin du XIXe siècle, au Japon, avait
été créé un diplôme
d’Etat pour pratiquer l’anmma, massage traditionnel
japonais. Le nom shiatsu a été à
l’origine inventé pour pratiquer l’anmma
sans le diplôme d’Etat par Tokujiro Namikoshi,
et son fils Toru Namikoshi a ouvert une école de
shiatsu qui a obtenu la licence officielle du ministère
de la Santé au Japon en 1947. Le shiatsu, devenu
populaire, le nom anmma est dès lors au Japon pratiquement
réservé aux techniques spécifiques
de maîtres ou de thérapeutes (une sorte de
special) ainsi qu’à certains types de modelages
en institut de beauté.
Le Shiatsu est une des 8 approches alternatives désignées,
dans la résolution A4-0075/97 du Parlement Européen
votée le 29 mai 1997, en tant que « médecine
non conventionnelle digne d’intérêt
». Cette résolution a amené la reconnaisance
de l'ostéopathie, de la chiropraxie et de l'homéopathie
dans certains pays d'Europe.
Trois grands courants
Il y a plusieurs écoles de shiatsu au Japon.
Mais trois courants majeurs au début du XXIe siècle
demeurent :
Le Shiatsu Namikoshi, encore répandu au
Japon,
Le Shiatsu Masunaga, plus connu en Europe (au moins de
réputation) qu’au Japon. Masunaga, philosophe,
fut un élève de Namikoshi. Il estima qu'en
apportant la théorie de la médecine traditionnelle
chinoise au shiatsu, on gagnerait en efficacité
dans le soin. Ce shiatsu-là fut le plus diffusé
en Europe au cours des années 1970. Le Iokaï
shiatsu est probablement le plus complet dans ce type
de pratique.
Le Shiatsu Myo-Énergétique développé
en Europe, aux États-Unis et au Japon sous l’égide
d’un maître, Dr. Taichi Sorimachi, et de quatre
disciples installés sur quatre continents, Hiroshi
Iwaoka étant le porteur de la myo-énergétique
en Europe.
Chacun des trois shiatsu comporte des points communs,
des complémentarités, et il est certain
que c’est en définitive la qualité
professionnelle (technique et éthique) du/de la
praticien/ne qui fait un bon shiatsu.
Le Shiatsu Namikoshi
Tokujiro Namikoshi crée le shiatsu, son fils Toru
a appris la chiropraxie aux États-Unis. Si bien
que, dans le shiatsu, s’établit dès
lors une relation entre la colonne vertébrale et
les viscères. Ce type de shiatsu est accessible
avec une relative aisance car il se passe aisément
de références à la Chine et à
sa médecine, et se concentre sur la technique du
soin. Il est le shiatsu des origines, avant tout une technique
de toucher
Le Shiatsu Masunaga
L’esprit européen étant assez étranger
aux modes d’approches culturels de l’Asie
du Sud-Est, il est plus difficile et relativement long
d’apprendre le shiatsu Masunaga. Masunaga, philosophe,
après avoir étudié à l’école
Namikoshi, a rapporté à la pratique du shiatsu
la théorie de la médecine chinoise, faisant
ainsi du shiatsu une médecine qui inclut la théorie
du yin et du yang et celle des Cinq Éléments,
notions complexes qui présupposent des acquis culturels
larges en amont des apprentissages spécifiques
du shiatsu. Ce shiatsu utilise le système de méridiens
de la médecine traditionnelle chinoise en acupuncture,
il est la version japonaise du An Mo, le massage chinois.
Après plusieurs années d'enseignement reçu,
le temps d'apprendre la médecine traditionnelle
chinoise, et de pratique, le temps de se familiariser
avec les tableaux pathologiques, il est une excellente
avant-médecine. Le travail du praticien consiste
en un rééquilibrage "énergétique"
le long de méridiens référés
aux organes et aux viscères dans lesquels circule
l’énergie vitale (ki).
Le Shiatsu myo-énergétique
Shiatsu de médecins et d’acuponcteurs, le
shiatsu myo-énergétique retourne à
la source avec :
Les origines chinoises de la médecine, tout particulièrement
en empruntant au corpus médical chinois les méridiens
tendino-musculaires,
Le sôtaï du Dr. Hashimoto, qui comprend un
travail sur l’équilibre postural,
Les influences réciproques entre dysfonctionnement
d’organe et système neuro-végétatif.
L'innovation majeure se crée dans la correspondance
établie entre médecine énergétique
et médecine mécaniste. Ainsi la myo-énergétique
estime-t-elle que la cause première du déséquilibre
de la santé de l'individu dépasse le déséquilibre
organique ou viscéral, et réside dans le
déséquilibre postural. Le travail du praticien
consiste en une préservation et un renforcement
des équilibres posturaux, laissant au récepteur
le soin de prendre progressivement conscience de ses propres
déséquilibres à mesure que les équilibres
déjà là sont préservés
et/ou consolidés et, ce, par un shiatsu sur les
méridiens tendino-musculaires.